L'ouroboros

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lundi, 30 mars 2009

Rêves de l'Enfant-monde

L'enfant rêve Gaya, un monde meilleur,
Où les gens s'aimeront, où la faim s'oubliera,
Où les faibles vivront, où l'argent périra.
Un monde de chanson, de rires, de douceurs.

Dés lors la joie des chœurs changera pleurs et peurs
En un bonheur sans heurts. Hadès s'apaisera,
Le printemps viendra et la vie s'épanouira,
Dans un monde paisible plein de splendeurs.

L'enfant se plonge dans le pays des songes,
Douce fée et lui sont veillés par l'Ange.
Eveil. Fée ? Chimère... L'enfant n'a plus d'amie !

Pour ses enfants, il change le monde actuel.
Il choisit d'abolir les conflits éternels.
L'enfant est grand, son présent il l'a bâti.

jeudi, 8 janvier 2009

Rose

"Une fière fleur, qui frissonne parmi les feuilles, me murmure milles mots, doucement à l'oreille. Elle me susurre milles questions pour savoir ce qui des sentiments la sépare, prête à vendre son âme pour s'échapper de cette serre qui l'emprisonne. Mais elle ne peut s'entendre aimer, par la force des choses. Ainsi amer et désolée elle se laisse aller au désespoir. Nourrissant de sombres pensées elle ne s'aperçoit pas du mal qu'elle se fait. Renforçant sa prison, aiguisant ses épines, misant tout sur ses frêles défenses elle s'est défaite de sa croyance en l'amour. Jusqu'au crépuscule de sa vie, à l'heure où elle me dit:

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Alouette

Petit oiseau à l'horizon,
Stridulation,
Nuage,
Roulement de sabots,
Cavalcade effrénée,
Hi,
Volte,
Ha.
Belle homme,
Port majestueux,
Abris facétieux,
Tendre attache au creux de ses bras,
Doux regard qui caresse.
Démarche assurée,
Bruit sourd.
Hésitation,
Arrêt,
Regard langoureux.
Là,
Au creux de son regard,
Gazouillent tendrement les douces alouettes.
Sa main ferme ouverte,
Offre à l'animal la prison dont il a toujours rêver.
Sans plus de douceurs tout se referme,
Le monde s'étrécit et le chant devient grave.
L'homme reprend son chemin,
Emplis de fierté.
Port qui berce,
Chaussure qui grince,
Oiseau qui hurle.
Tempête qui s'approche,
Au bout l'oiseau meurt et l'homme poursuit.
Reflet d'un rêve,
Ombre dissipé,
Et cesse de mentir.

mercredi, 16 juillet 2008

Chapitre 1

Son odeur était encore si présente qu'en fermant les yeux je pouvais l'imaginer marchant à mes côtés. Pourtant la torpeur qui lentement me glaçait le cœur prouvait que nous étions maintenant séparés par un fossé. Je ne savais plus que faire, ni que penser. Je sentais la nuit m'engloutir, les ténèbres me murmuraient des mots doux tandis qu'elles me happaient, m'emmenant chaque fois plus profondément dans l'abîme de mon désespoir. Je sentais que je ne pouvais pas me permettre de me laisser aller, surtout pas en ce moment, mais je savais que quoi que je tente la déferlante de mes sentiments me submergerait. C'en était trop pour moi, je devais me soulager d'une partie de mes tourments et bien que je déteste le réclamer il me fallait le réconfort d'un ami. Mais avant ça il fallait que je réalise ce qui venait de se produire. En réalité, je n'avais pas vraiment envie de me confier, je voulais juste penser à autre chose.

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vendredi, 14 mars 2008

Envol de sentiment

Et si un rêve tournait mal ? Et si ce rêve avait une portée psychologique ? Ne pensez vous pas que parfois rêves et réalité sont si proches que l'on pourrait les confondre ?


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jeudi, 13 mars 2008

Tristes histoires

Une jeune fille en avait assez de son célibat. Elle décida donc d'y remédier et alla le soir s'amuser à droite, à gauche. Un soir alors qu'elle était bien faite elle rencontra un joli garçon qui lui plaisait bien. Il jouait correctement du piano, aimait à plaisanter et semblait prendre à vivre une joie sans pareille. Elle tomba sous le charme et le lui fit savoir sans prendre de pincette tellement l'alcool l'avait grisé.


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L'accident

Le réveil sonne. 7h40. J'ouvre les yeux et regarde le plafond. Je le fixe intensément comme si je couvais l'espoir d'en voir surgir une horde de choses aussi colorée qu'hallucinante. Je referme les paupières, me frotte les yeux et pense à ce que je viens de ressentir. « Idiote » me dis-je.



Après m'être préparée, je descends les quatres étages menant au rez-de-chaussé. Et j'ouvre la porte à deux mains (une porte en ferronnerie assez lourde), laissant par la même occasion un courant d'air glacial s'engouffrer dans le vestibule. Grelotante je me dirige rapidement vers ma voiture. Une fois dedans, après avoir démarré, je pousse le chauffage au maximum autant pour me réchauffer que pour me rassurer. La chaleur est source d'un réconfort dont ce matin là, je ne pouvais m'empêcher de profiter. Je pris alors la chemin menant à mon travail.


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Amours contrariant

Avant même de ressentir la douleur, il sentit un souffle frais lui caresser la joue, puis il entendit le bruit sourd que fit la main en le frappant. Bientôt, il sentit son visage le brûler, sans qu'il ait la moindre envie de pleurer. Cette douleur lui parut salutaire car sa réalité était si tangible qu'elle l'empêchait de penser à autre chose. Grâce à cette gifle, le tumulte de ses pensées s'était enfin apaisé pour s'unir face à cette sensation qui le picotait. Il se sentit enfin libéré de ses tourments.


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Petite nouvelle sur le thème du voyage

Errance d'un rêve d'été

---Un léger parfum de lavande flottait dans ma chambre, quand j’y entrais après mes ablutions. Allongé je me relaxais pour me préparer à dormir. A travers le voile diaphane du sommeil, j’entrevis la lumière des étoiles qui nimbait les murs de mon antre d’une lueur féerique. Ceux-ci avaient pris une teinte argentée et les ombres autrefois sombres et effrayantes étaient maintenant apaisantes. J’aurais pu, du haut de mon lit, m’imaginer assis sur un rocher, humant l’air iodé de l’immensité bleutée. Sans le doux murmure des vagues, cela vous paraîtra sans doute difficile mais si l’esprit est ouvert, tout est possible: et il n’est jamais plus épanoui qu’à la nuit tombante. C’est ainsi que se fit la douce transition. Et de ma chambre je me retrouvai bientôt les pieds dans l’eau.

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vendredi, 22 juin 2007

Arc-en ciel

Soupir, souvenirs, résurgence inconsciente, questionnements intérieurs ; incertitude aussi soudaine que brève ; lueur vacillante, là-bas au moins ; s'avancer un pas puis un autre, et encore un. Soudain c'est la chute, le plancher, lézardés de doute, cède. Le temps s'arrête, le gouffre est abyssal et la déscente semble ne jamais pouvoir finir. Réflexion, raisonnement, tentatives désespérées de trouver la solution, essai vain d'ordonner. Panique, terreur, peur du vide, du néant absolu, impétuosité, échec de l'absurde. Le corps se paralyse, le coeur ralenti, les yeux se ferment, de l'obscurité naît une couleur. Blanc, bleu et vert qui se fixe . Battement de cils, sensation intense de froid, corps qui glace en sifflant. Des perles gouttent, les commissures visuelles brillent d'un blanc nacré, puis les gouttes s'envolent, perles miroitantes. Lumière ? Noir, jaune et rouge persistant. Rémanence, violence sur un petit écran, sang qui coule d'une source inconnue abreuvant les peuples. Catharsis inefficace, plaies inhérentes à l'impuissance collective. Déchéance collective de l'individu, unicité des masses face à l'adversité, solidarité inexistante, communication défaillante. Oubli des langues, vulgarisation des langages, retour à la source, destruction créatrice. Expansion, compression, complexité simplifiée, distance diminuée par le temps. Temps maître de tout, horloger suprême, à qui tout est dû et qui tout reprendra. Le temps à la fois lent et rapide, finit et infini. Le temps... Jardinier de la Terre, cultivateur des hommes, bâtisseur et destructeur de splendeurs. Semblable à un enfant créatif goûtant le plaisir de détruire une construction magnifique. Le temps, clé de voûte de l'univers. Le temps à la fois devant et derrière. Le temps adversaire immuable de la vie. Là est la réponse ! Éveille. Ouverture paresseuse des cils, battements de pupilles. Tout est blanc, tout est vierge. Là-bas des cubes, violet, bleu, orange, rouge, jaune, indigo, vert, éparpillés. Attraction, attirance insoutenable, envoûtement. Main indécise édifiant une pile incertaine. Indignation ! Cacophonie des couleurs, dissonance des fréquences, tremblements. Fureur insoutenable, relâchement, coups de pieds, soulagement. Et tout recommence, l'enfant travaille sans relâche. Il ne se reposera qu'ayant trouvé la solution, il recommence inlassablement. Vert, bleu, violet, jaune, indigo, orange. Enfin la tour resplendit, les couleurs se fondent et se confondent, irradiant d'harmonie la blancheur immaculée. Chaque facette du globe incluant l'enfant se teinte d'une couleur. Et tout vole en éclats cubiques, et tout est à reprendre. Chacun des 7168 cubes émet une lueur différente relative à la tour symphonique. Et dans chaque éclat pulse un coeur, qui abrite la vie. Et l'enfant curieux les observe tous à la fois. Et dans l'un de ceux-là émerge un nouveau monde, un monde où tout prend un sens, un monde où l'on peut rectifier les erreurs. Un monde où on ne parle qu'en échangeant ses pensées, où on ne peut mentir. Un monde où le seul but de l'homme et la symbiose avec la nature... Un monde simple : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, jaune. Tout le spectre du possible, tout ce que l'homme peut accomplir y est inclus. Un arc-en ciel où tout vibre en harmonie. Une courbe douce et fraîche qui réchauffe les coeurs. Arc-en-ciel, ciel en arc. Firmaments colorés auxquels s'accrochent la confiance, telle une flèche traversant cieux, terres et mers, visant au loin l'osmose universelle.

Mais comme l'on ne voit l'arc-en-ciel que de loin qu'adviendra-t-il ? N'est-ce pas de tomber que toutes les flèches souhaitent ?